Lors d’une séance mouvementée à l’Assemblée nationale, Laurent Jacobelli (RN) s’est emporté face au banc des LFI. Le Bureau sera saisi.
Ce 22 janvier, une séance de l’Assemblée nationale consacrée à une résolution visant à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes a tourné à la polémique après les déclarations du député RN de Moselle Laurent Jacobelli. Lors de cet échange houleux dans l’hémicycle, Jacobelli a vivement critiqué les députés LFI en allant jusqu’à déclarer : « Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI ».
Tout ce qui sape la République, tout ce qui sape la laïcité, tout ce qui sape nos valeurs a aujourd’hui des avocats.
La France insoumise est indéniablement le suppôt de tout ce qui se fait au nom de l’islamisme, de la radicalité et du parti de l’étranger.
Nous résisterons, car… pic.twitter.com/jzBMBC68HX
— Laurent Jacobelli (@ljacobelli) January 22, 2026
Ces propos, associés à des insinuations selon lesquelles LFI serait proche ou complice de courants islamistes (« vous êtes les suppôts de tout ce qui se fait de pire en terme d’islamisme, de radicalité, de partis de l’étranger »), ont immédiatement suscité une vive réaction des députés de gauche et du centre. Sur les bancs insoumis, les réactions ont été rapides et indignées. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a dénoncé des propos « inadmissibles » et « calomnieux », tandis que Pierre-Yves Cadalen, député LFI ouvertement homosexuel, a affirmé qu’il ne pouvait tolérer une insinuation selon laquelle son « engagement politique irait à l’encontre de l’égalité humaine ». Plusieurs rappels au règlement et interruptions de séance ont suivi, illustrant l’ampleur du désaccord au sein de l’Assemblée.
La présidence de l’Assemblée a indiqué que le Bureau serait saisi de ces déclarations le 18 février (pour propos islamophobes, homophobes et sexistes), ce qui pourrait conduire à une évaluation institutionnelle ou à des suites disciplinaires. Laurent Jacobelli, connu pour ses prises de paroles musclées à l’assemblée nationale, avait déjà accusé plusieurs adversaires politiques mosellans, dont Charlotte Leduc (LFI) de complaisance avec des mouvements islamistes, ce qui l’avait mené devant les tribunaux. Après une vague d’indignation, notamment à gauche, le député RN a confirmé « maintenir ses propos » : « Je retirerai (mes propos) le jour où vous condamnerez le Hamas, l’Iran et voterez pour l’interdiction du frérisme. C’est-à-dire probablement jamais », écrit-il sur X.
🔴⚡️ Nous avons immédiatement saisi le bureau de l'Assemblée nationale contre l'odieux Laurent Jacobelli du RN et ses propos islamophobes, homophobes et sexistes en Hémicycle.
Mais Yaël Braun-Pivet préfère attendre le 18 février, elle qui l'avait pourtant immédiatement convoqué… pic.twitter.com/FWEpoOFwKV
— La France Insoumise à l'Assemblée nationale (@FiAssemblee) January 22, 2026



