Huit ans après le début du mouvement des Gilets jaunes, les ronds-points sont moins animés. Alors que les prix à la pompe augmentent de nouveau, en Moselle, quelques irréductibles poursuivent leurs rassemblements hebdomadaires, dans l’attente d’un regain de mobilisation.
Depuis le 17 novembre 2018, date des premières mobilisations des Gilets jaunes, ils ne se sont presque jamais quittés. Chaque samedi, quatre habitués se retrouvent sur le rond-point de Borny, à Metz. Au fil des années, les manifestants sont devenus amis, fidèles à ce rendez-vous hebdomadaire, malgré l’essoufflement du mouvement. « Nous sommes sortis dans la rue pour le gasoil à 1,40 €. Aujourd’hui, le gasoil va bientôt atteindre les 2,50 €. Hélas, vous voyez, aujourd’hui, les gens ne sortent plus dans la rue pour revendiquer contre ce carburant extrêmement cher », regrette Jean-Pierre Mary, membre des Gilets jaunes de Metz-Borny.
À côté de lui, Sandrine Mathis, déclarante des Gilets jaunes de Metz-Borny, se veut plus optimiste : « Le mouvement n’est pas complètement mort. Je pense qu’il y aura une étincelle, à un moment donné, qui fera que le peuple va quand même bouger. »
« Il faut refaire comme en 2018 »
À Moyeuvre-Grande, au rond-point du Colruyt, la mobilisation, éteinte depuis 2020, a repris depuis un an. Une reprise discrète toutefois. Ils sont aujourd’hui moins d’une dizaine à se rassembler, loin des 100 à 200 manifestants présents au plus fort du mouvement, en 2018.
« En 2018, on a réussi à faire baisser l’essence et maintenant, ça remonte. Il faut refaire comme en 2018. Il faut se mobiliser, il faut faire des manifestations », martèle Sébastien Wirth, coordinateur des Gilets jaunes de Moyeuvre-Grande.
Si à Metz et Moyeuvre-Grande, le mouvement se maintient tant bien que mal, ailleurs dans le département, comme à Saint-Avold ou Ennery, les ronds-points ont retrouvé leur calme, loin de l’effervescence des Gilets jaunes d’il y a huit ans.



