À peine plus d’une semaine après son appel national, le collectif de victimes des violences des écoles catholiques Lasalliennes a reçu de nombreux témoignages mettant en cause de nouveaux établissements, dont celui de Metz.
Peut-on vraiment soumettre au silence des victimes de violences physiques et sexuelles ? Si la question paraît irréelle, c’est pourtant ce que dénonce France Inter après avoir révélé la présence d’une clause de confidentialité dans les documents du protocole d’indemnisation des victimes. Un document dénoncé par le collectif des victimes alors que les témoignages et le nombre d’établissements concernés se multiplient. Parmi eux, l’école Saint-Augustin de Metz.
Le collectif voit par ce protocole d’indemnisation une manière d’acheter le silence des victimes : « Le Déclarant s’engage de façon ferme, définitive et irrévocable, de manière générale, à ne rien faire qui puisse nuire, directement ou indirectement, aux FEC, leurs représentants ou leurs membres (notamment des déclarations dans les médias sur ce sujet), à défaut de quoi les FEC se réservent le droit d’engager toute action en Justice » est-il inscrit au sein du protocole.
La congrégation se défend
Face à ces accusations, la congrégation des Lasalliens a expliqué que cette clause n’empêche pas les victimes de parler du passé. Leur avocat, Matthias Pujos, a rappelé que l’institution est aujourd’hui « résolument engagée dans un travail de reconnaissance des crimes passés ». Elle aurait déjà signé 70 protocoles d’indemnisation, soit un total de 2 434 882 euros.
De son côté, le collectif de victimes réclame une intervention de l’État expliquant que les faits recensés interviennent « depuis les années 1950 jusqu’à nos jours ».
Arthur Decmann
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