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Bataille autour d’une écurie de Féy qui craint un arrêté de la mairie

Après des menaces, des propriétaires d’une écurie à Féy ont lancé une pétition pour demander la libre circulation de leurs chevaux.

C’est une petite bataille qui secoue un village de 750 habitants dans le sud de Metz. Tout commence lorsque plusieurs propriétaires annoncent être pris à partie dans les rues de la commune alors qu’ils se baladent à cheval, ou à pied avec leur animal. « Un jour, un homme pile avec sa voiture à côté de nous, s’arrête et nous demande ce qu’on fout là. Ce n’est que plus tard que j’ai appris qu’il s’agissait d’une personne de la mairie » raconte Charlotte, l’une des cinquante propriétaires de chevaux qui sont hébergés dans les écuries de la Valaine.

D’autres racontent qu’un adjoint, puis le maire, ont déjà brandi la menace d’un arrêté pour empêcher les chevaux de circuler. En cause ? « Le bruit et les odeurs », dirait Chirac. Le projet vise à lutter contre les nuisances, notamment le crottin dans la commune. « Nous sommes dans une commune rurale, il n’y a presque que des champs ici, s’inquiète le propriétaire de l’écurie. Quand on demande aux gens si les chevaux les embêtent, presque tout le monde nous assure qu’ils aiment nous voir passer ». De l’incompréhension donc pour Lucas Rémy qui a repris l’exploitation depuis 2020. Les lieux sont dans la famille depuis trois générations.

« Un acharnement » selon le maire

En attendant, même si aucun arrêté n’a été pris, une pétition qui recueille plus de 800 signatures a été lancée. Elle demande la libre-circulation des animaux. « Quand on sort de l’écurie, on est obligé de passer par la route car le cheval est considéré comme un véhicule, montre Charlotte. C’est très dangereux, d’autant qu’on ne peut pas maîtriser les réactions des animaux ». Certains cavaliers empruntent donc le trottoir et doivent faire pour la plupart quelques centaines de mètres pour rejoindre les chemins de campagne. « On ne peut pas laisser les animaux à l’intérieur de l’écurie tout le temps, il en va du bien-être animal » enchérit Lucas Rémy.

Contacté par la rédaction, le maire Michel Dumont ne veut plus réagir. Des proches du dossier nous indiquent qu’il y voit un « acharnement » et un cas qui a pris une ampleur qui le dépasse. Pour lui, toute cette affaire n’a qu’un but : le déstabiliser à l’approche des élections municipales. Il faut dire que le gérant de l’écurie, élu en 2020 au conseil, était en effet l’un des démissionnaires en 2022. Les deux familles de propriétaires terriens semblent être en conflit depuis des années.

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Journaliste Reporter d'Images / Référent politique / Présentateur

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