La nouvelle maire du Ban-Saint-Martin, Joy Hendrix, passe ses premiers jours à la tête de la mairie après six ans à apprendre avec Henri Hasser.
À Ban-Saint-Martin, la nouvelle maire Joy Hendrix (DVD) semble imprimer sa marque. Depuis son installation, elle a fait un choix aussi pragmatique que symbolique : s’installer temporairement à l’accueil de la mairie, le temps que son bureau — occupé pendant 31 ans par son prédécesseur — soit entièrement vidé et rafraîchi. « Ici, au contact des habitants, on sait tout ». Au milieu des cartons, les journées s’enchaînent à un rythme soutenu, rythmées par les réunions et les premiers arbitrages.
Une organisation millimétrée, à l’image de son quotidien. « Mes collègues savent que je suis là tous les matins à partir de 8h30, donc on peut me caler les rendez-vous jusqu’à 14h car je fais matinée continue puis je me consacre à d’autres activités. L’avantage c’est que j’ai une activité professionnelle à côté, avec un associé, ce qui me permet de gérer mon temps », explique-t-elle. Un choix assumé, qu’elle revendique pleinement : « Je pense que c’est important d’avoir une autre activité à côté pour ne pas penser qu’à la mairie. De plus, c’est bien de rester confronté à la vie réelle. »
Sur le fond, les dossiers avancent rapidement. Tôt ce matin-là, une réunion avec les services de la métropole était consacrée aux demandes d’urbanisme. Une compétence que Joy Hendrix a choisi de conserver dans sa délégation, dans la continuité du travail mené jusque-là. « Quand Henri m’a sollicitée en 2019, je suis devenue adjointe à la vie associative en 2020. Puis en 2022, j’ai repris la compétence du service périscolaire, ce qui m’a permis de voir un peu plus loin. Mais je m’intéresse à tout, l’enfance, les seniors, les finances, et bien sûr l’urbanisme, sa spécialité. Depuis trois ans, on travaillait de pair pour une suite potentielle », retrace-t-elle.
Si elle assume cet héritage, la nouvelle maire reconnaît aussi devoir encore appréhender certains aspects techniques. D’où l’importance de ces premiers échanges avec la métropole, qui doivent lui permettre de mieux maîtriser les rouages de l’urbanisme. L’occasion aussi de rappeler le rôle du maire en tant qu’officier de police judiciaire, notamment sur les questions de permis de construire et de respect des règles. « C’est bien de rappeler aussi aux administrés ce qu’ils ont le droit ou pas le droit de faire. Des fois, on pense que si on change une fenêtre et que ce n’est pas visible, on a tous les droits », souligne-t-elle. Un rappel qui devrait prochainement prendre la forme d’un récapitulatif dans le bulletin municipal, afin de clarifier les règles pour tous.
En parallèle, l’organisation interne se met en place. Dans la même matinée, la jeune élue de 39 ans a mis à jour un document interne qui permet de gérer les situations de crise ou tout événement naturel dans un village qui connaît à la fois des risques de terrain, d’inondations ou de pollutions chimiques. Puis de passer officiellement le relais à Aurore Robin, désormais en charge de la jeunesse, dans une compétence étendue sur tous les aspects entre périscolaire et enfance. Joy Hendrix n’hésite pas à réfléchir à une nouvelle organisation de son équipe en puisant dans les forces de chaque conseiller. La nouvelle majorité a validé la nomination de quatre adjoints et, pour la première fois, de trois conseillers délégués.



