Il est l’un des emblèmes de la ligne Maginot. Situé entre Sarreguemines et Bitche, le fort Casso est en pleine mutation. Un chantier bénévole, mené par un nouveau président, redonne un coup d’éclat à cet ouvrage de Moselle.
Retaper l’éclairage d’un ouvrage de la ligne Maginot est une curieuse façon de démarrer son week-end. Pour Bernard, bénévole au fort Casso, c’est pourtant devenu une habitude.
Bernard Matis, bénévole au fort Casso depuis six ans, s’active sur son échelle : « L’avantage c’est que je suis à la retraite. J’aime bien, parce que je suis un ancien militaire de carrière. Et le fait de se retrouver dans ce milieu-là, dans une très bonne ambiance, c’est le principal aussi. »
Des bénévoles redonnent un coup d’éclat à l’histoire de la Moselle
Le chantier est fastidieux : remplacer la totalité des lampes modernes par celles d’époque. En marchant dans l’une des galeries, Bernard lève la tête : « Comme vous pouvez constater, toutes les lumières ont été faites, tous les gainages ont été refaits ici déjà, et les lumières d’époque ont été remises en place. »
Certaines pièces sont fabriquées par les bénévoles eux-mêmes. Ils se sont réapproprié l’ancien atelier qui servait à la maintenance de l’ouvrage. Berthold Dissieux, bénévole au fort Casso depuis 16 ans : « Il y a beaucoup d’anciennes lampes dont le verre s’est cassé, donc on a fabriqué le verre nous-mêmes. » Il s’agit en réalité de plastique qu’ils viennent fondre pour leur donner la forme du globe original.
Améliorer l’immersion des visiteurs
L’objectif : améliorer l’expérience visiteur en misant sur une meilleure immersion. Dylan Schoepp, nouveau président de l’association du fort Casso, se réjouit de la rénovation de la cafétéria : « À l’origine, avant cette modification, on avait de simples longs néons d’un mètre qui éclairaient, et ça ne plongeait pas le visiteur dans l’ambiance qu’on pouvait retrouver en 1940. Il n’y a rien de plus beau que de pouvoir montrer toute cette collection, tout cet ouvrage à des visiteurs en étant le plus proche de la réalité. »
Un peu moins de la moitié des 300 lampes de l’ouvrage est déjà remplacée. Débuté avant le covid, il s’agit d’un projet de long terme.




