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François Grosdidier lance sa campagne avec J’aime Metz

Le maire sortant de Metz a annoncé officiellement être candidat pour un nouveau mandat, en détaillant une partie de son programme et de ses colistiers.

Son bilan de mandat reprenait presque mot pour mot des points du dernier conseil municipal de Metz, où il s’était écharpé avec l’opposition sur les subventions à destination de l’écologie, ou encore la sécurité dans la ville et la métropole. Dans une conférence de presse aux Récollets, haut-lieu de l’écologie européenne, le maire sortant (DVD) de Metz, François Grosdidier a enfin lancé sa campagne vendredi matin. Fin d’une « attente insoutenable » sourit-il, même si elle ne faisait aucun doute. S’il refuse à penser que « c’est gagné d’avance », il accepte volontiers le statut de favoris « sans aimer cette position ». « C’est la meilleure liste si on se base sur notre sincérité, sur notre bilan, face à ceux qui racontent des fadaises. Mais le risque de politisation peut jouer contre nous : je remarque par exemple la grande capacité de la gauche à se rassembler en reniant tous ses principes ».

Autour de lui, des adjoints actuels : le premier, Julien Husson, mais aussi Marc Sciamanna, Ferit Burhan, ou encore l’ancienne adjointe Béatrice Agamenonne et la chef de file du groupe de la majorité Nathalie Colin-Oesterlé. Bernard Staudt, Henri Malassé, ou Philippe Brunella sont aussi là pour soutenir le maire qui annonce présenter dans une dizaine de jours sa liste officielle, composée notamment d’Emmanuel Lebeau, une menace qu’il pouvait avoir à droite, ou de Paola Zanetti (ancienne députée et ex-PS). De quoi préparer « une liste transpartisane car notre parti c’est Metz », à l’image des discours de tous les maires des grandes communes ces dernières semaines. Se qualifiant d' »inclassable », il annonce pouvoir rassembler autant « la gauche, la droite, et l’écologie politique ». Seule absence notable : Anne Stémart, cheffe de file d’Horizons, dont le parti avait soutenu le candidat. Pour ce qui est des sortants, la liste sera renouvelée d’un tiers et les « élus frappés par la limite d’âge » seront bien sur le départ, « c’est dans l’ordre des choses ».

Candidature tardive

Le maire sortant voulait travailler jusqu’à au bout de son mandat. Il a donc attendu la semaine après le dernier conseil municipal pour se mettre en ordre de bataille. « Je continuerai à être maire tous les jours » mais il faudra ajouter une réunion de quartier aussi, quotidienne, jusqu’aux élections. François Grosdidier part avec un bilan surtout : « je dis ce que je fais, et je fais ce que je crois juste », avoue-t-il quand on le critique sur son style, offensif souvent, qualifié des fois d’omniprésent, d’hypercommunicant. Pour lui, « Metz est aujourd’hui plus à l’écoute, plus sûre, plus verte, plus respectée ». Pour continuer à pouvoir « activer tous les leviers », le maire candidate aussi à nouveau à la présidence de la métropole.

Et de lister toutes les réalisations du mandat actuel : « la semaine des 4 jours ou le plan mercredi » dans l’éducation, « une ville plus sécurisée malgré une délinquance en hausse partout, il faudra donc continuer à évoluer et s’adapter », « le début du plan pour mettre une maison médicale dans chaque quartier » du côté de la santé. Avec des annonces pour la Grange aux Bois, la Patrotte ou Devant-lès-Ponts. Mais aussi la proprété, le plan vélo, un « plan immense d’éclairage intelligent » pour réduire la pollution lumineuse et rendre les quartiers attractifs. L’écologie urbaine semble être à nouveau au coeur de sa campagne, avec des propositions pour développer la trame bleue et verte, développer la présence de l’eau, embellir le patrimoine actuel, capitaliser sur les grands pôles messins comme l’IEE, le pavillon de la biodiversité, le grenier de Chevremont, le plan d’eau et sa plage.

« Ils mentent »

Fidèle à son habitude (« je n’ai pas mauvais caractère, je pense qu’on ne doit pas se laisser marcher sur les pieds »), il a distribué les cartons à ses adversaires : « La ville n’a pas les moyens de créer de nouveaux équipements majeures. Ceux qui promettent des projets coûteux, comme la gratuité des transports, mentent. On n’en a pas besoin, ce n’est pas ce que les gens veulent », affirme-t-il en précisant qu’il ne s’engagera que sur des « projets necéssaires mais pas somptuaires ». Le réenchantement de Metz et sa Serpentine, qualifiée d’inutile et coûteuse par les opposants ? « Du bashing. Le choix des matériaux est une demande des Bâtiments de France. Je vois beaucoup de monde faire des selfies la nuit avec le Graoully. Quant au coût, j’ai vu des sommes qui sont fausses, c’est 1,2M€, soit à peine plus que l’événement Nuit Blanche (grand projet culturel de l’administration Gros, ndlr). Grâce à la Serpentine on a pu mettre un éclairage économe, rénover les pavés, mettre de la sonorisation. La plupart des coûts sont liés aux travaux des réseaux souterrains que nous aurions du faire par ailleurs ».

Dans son programme, c’est de la continuité qui prime sur les grands travaux. On note par exemple la poursuite des pistes cyclables, notamment sur berge pour connecter les bords de Seille de Magny à Ranconval, l’Espace Gymnique qui ouvrira au printemps, « un centre de bien-être près de la piscine Lothaire », un réinvestissement pour aider les hôpitaux « à revenir au centre ville pour certains soins », rendre aux piétons l’axe Cathédrale – porte des Allemands avec une nouvelle place des Paraiges. Durant le précédent mandat, « 70% des investissements étaient de la rénovation, et 10% des coûts déjà engagés par l’administration socialiste, nous n’avons dépensé que 20% pour des projets nouveaux ». La teneur sera similaire pour ce mandat de 7 ans, assure-t-il, critiquant à nouveau les contraintes budgétaires parfois imposées par « la techostructure, l’Etat ou la région ». Avec cette 8e candidature (PS/PP, Verts/PCF, RN, Renaissance, LO, NPA-R, LFI, DVD), la campagne à Metz semble être au complet.

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Journaliste Reporter d'Images / Référent politique / Présentateur

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