Après quarante jours de formation, huit stagiaires décrochent un CDI dans le désamiantage. Un métier à risque, mais synonyme de stabilité professionnelle.
Ils sont de différentes générations, viennent des quatre coins de la France et viennent d’achever leur formation au métier d’agent de désamiantage. Point d’orgue de ces quarante jours de formation : la signature d’un CDI au sein d’une entreprise du secteur.
Pour certains, ce contrat représente une véritable opportunité d’avenir. « Moi, je suis jeune, donc j’ai certains projets, peut-être financiers, que je ne pouvais pas forcément avoir avant. Le CDI, c’est quand même quelque chose qui peut te permettre d’avoir des projets, que ce soit immobilier ou autre », confie l’un des stagiaires.
Le métier de désamianteur recouvre plusieurs missions. Le désamianteur peut mener des missions de reconnaissance, de surveillance ou de suppression des éléments portant de l’amiante.
Un métier à risque, mais pour lequel les agents sont rigoureusement préparés. « Il y a des mesures qu’on a apprises pour se protéger : mettre les masques, les scotchs, bien se protéger, bien se laver, bien se rincer. J’avais peur parce que je ne connaissais pas, je n’avais jamais fait la formation. On a peur de quelque chose qu’on n’a pas encore vécu. Mais une fois la formation faite, on est concentré sur ce qu’on a acquis », témoigne un autre stagiaire.
Matériau très répandu au XXᵉ siècle, l’amiante est totalement interdit en France depuis 1997. Le désamiantage reste pourtant indispensable dans de nombreux cas. Il est réalisé pour les vieux bâtiments, à la suite d’un incendie ou en amont d’un projet de rénovation ou de démolition.
Un secteur aujourd’hui sous tension. « Il y a beaucoup d’acteurs et, avec la stabilité politique actuelle en France, de nombreux projets ne se font pas. On commence à se marcher un peu sur les pieds, ce qui met de la pression sur le marché, surtout dans le tertiaire », précise Patrick Glange, Directeur Général de SAT France, entreprise de désamiantage.
Pour cette formation, près de 150 000 euros ont été investis par la Région Grand Est et France Travail.
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