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« Je viens ici parce que le maintien est possible » : les premiers mots de Benoît Tavenot au FC Metz

Nommé pour succéder à Stéphane Le Mignan, Benoît Tavenot a livré ses premières impressions en tant que coach du FC Metz. Entre lucidité et détermination, la mission maintien ne peut plus attendre.

Il n’aura pas fallu longtemps pour entendre les premiers mots de Benoît Tavenot, officiellement nommé entraîneur principal du FC Metz. Ce mercredi matin, le successeur de Stéphane Le Mignan s’est présenté devant les médias, avec une mission claire : tenter de sauver une équipe en grande difficulté.

« Je viens ici parce que le maintien est possible, tout simplement. Je ne viens pas pour me relancer personnellement. Je viens parce que je crois profondément en ce club », explique le technicien, engagé pour les six prochains mois en Moselle. « L’idée, c’est de bien travailler. Et si on travaille bien, je serai le plus content de rester au FC Metz, bien sûr. Mais ce n’était pas une histoire de contrat avec option. C’était : “tu veux venir ? Je viens. Tu crois qu’on va y arriver ? Oui, on va y arriver.” »

Je ne suis pas venu pour la Ligue 1, je serais venu même si le club était en National.

Benoît Tavenot

Cependant, son dernier bilan en club n’est pas en son honneur et date … du début de saison. En octobre, le Parisien de naissance avait été limogé par le SC Bastia après onze journées sans victoire, laissant les Corses à la dernière place de Ligue 2 — qu’ils occupent encore au soir de la 19e journée. Du dernier de L2 au dernier de L1, l’inquiétude ne transparaît pourtant pas chez l’ancien adjoint de Frédéric Antonetti. « Je vais mettre de l’intensité dans mes séances, dans mes semaines, dans nos matchs. Il faudra montrer un autre visage dans l’animation défensive. Ça ne veut pas dire jouer avec trois gardiens et six défenseurs centraux, mais embêter beaucoup plus les équipes quand elles ont le ballon. » Suffisant pour relancer la lanterne rouge de Ligue 1 ?

Bernard Serin, président du FC Metz, assume un choix dicté par l’urgence : « Il fallait quelqu’un capable de corriger rapidement la situation, puisqu’on n’avait même pas une semaine avant Lyon. Benoît connaît la maison, le club, ce qu’il a fait à Dijon et à Bastia, donc ça a pesé. La décision de se séparer de Stéphane Le Mignan a été prise lundi, la réflexion sur son remplaçant menée dans la foulée, et cela a conduit à appeler Benoît. »

La première prise de contact avec le groupe

S’il était « très loin du foot il y a 48 heures », Benoît Tavenot est désormais le chef d’orchestre d’une mission aussi urgente qu’importante. Pas le temps de se préparer, ou presque. Place désormais à l’action face à son nouveau groupe de joueurs. « Je n’ai pas trouvé une équipe impactée négativement, a-t-il souligné après avoir dirigé sa première séance mardi en fin de journée. C’était une séance dynamique, sans travail tactique, avec beaucoup de jeux. On le verra sur la durée. »

Pour l’instant, dans le regard, l’attitude, ce qu’ils m’ont donné hier, ce n’est pas une équipe en perdition mentalement.

Benoît Tavenot

La réponse viendra du terrain dès ce dimanche (17h15), avec la réception de l’Olympique Lyonnais à Saint-Symphorien, pour la 19e journée de championnat. Reste à savoir avec quels joueurs. Une série d’entretiens individuels est prévue ce mercredi après-midi afin de prendre la température de l’investissement de chacun dans l’opération maintien et d’identifier ce qui peut être amélioré après dix-huit journées insuffisantes. « Jusqu’à maintenant, ça a été insuffisant. À eux de faire plus », prévient Benoît Tavenot. Pour le club, mais aussi pour (re)conquérir les supporters.

Les remerciements pour Stéphane Le Mignan

En préambule de cette présentation, le message était destiné à Stéphane Le Mignan, remercié ce lundi soir, de nouveau remercié par le board grenat et notamment par Bernard Serin. « Je voulais d’ailleurs commencer par le remercier pour les dix-huit mois qu’il a passé au club, pour son investissement parce qu’il a travaillé d’arrache-pied, avoue le président du club. On sait la quantité de travail qu’il a fourni pour à la fois comprendre l’effectif que nous avions mais aussi apporter des idées de jeux qui, je crois, ont par moments et souvent donné du plaisir dans le stade à nos supporters ».

De son coté, Benoît Tavenot a tenu lui-aussi à avoir une pensée pour son prédécesseur qui est donc dans une situation qu’il a connu tout récemment. « Il faut penser à lui et avoir beaucoup de respect pour le travail qu’il a accompli ici. Même si cela fait partie du métier — et je l’ai vécu il y a trois mois au Sporting — c’est toujours violent de perdre son poste, avoue-t-il. Ma première pensée va donc sincèrement vers lui. Je ne le connais pas vraiment, on s’est simplement croisés l’an dernier, mais c’est ainsi que fonctionne la vie des entraîneurs, et il mérite en tout cas le respect pour ce qu’il a fait ici ».

Toute l’actualité du FC Metz est à retrouver dans le Graoully Mag, tous les lundis et les jeudis à 17h00 sur Moselle TV.

Emeric Guillaume
Emeric Guillaume
Journaliste Reporter d'Images Référent FC Metz Présentateur Graoully Mag

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