L’incertitude grandit chez NovAsco. L’usine cherche encore une fois un repreneur, et risque un quatrième placement en redressement judiciaire.
La mobilisation continue à Novasco Hagondange. Le sidérurgiste, repris en juillet 2024 par un fonds d’investissement britannique, Greybull, est à nouveau en quête d’un repreneur. Ex-Ascometal risque un nouveau placement en redressement judiciaire, ce serait le quatrième en 10 ans. « Ça fait des années que la situation est la même, soupire Manu Hecquet, salarié de l’usine depuis 29 ans, on demande juste à pouvoir continuer à travailler et produire. »
L’entreprise emploie 480 personnes sur son site mosellan. Les salariés risquent gros en cas de redressement, et leur emploi continue d’être menacé dans la possibilité d’une fermeture du site. Les élus en appellent quant à eux à l’État, et demandent une réaction rapide dans le but de maintenir cette activité cruciale au territoire. « Ce n’est pas un gros mot que de demander une nationalisation, au moins temporaire, de Novasco », assure Patrick Abate, maire de Talange. Nationaliser, au moins le temps de trouver une autre solution, semble être une des seules issues au naufrage du sidérurgiste, et ce pour une large partie du spectre politique.
En attendant une réaction de l’État, la quête d’un nouvel investisseur continue. Une procédure de conciliation est en cours pour tenter de trouver un repreneur. 6 candidats s’intéressent à Novasco, mais pour l’instant aucune offre de reprise pour l’ensemble du périmètre n’a été formulée. Une réponse pourrait être attendue dans les jours à venir.
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