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NovAsco : une marche citoyenne et un dernier espoir

Près de 700 personnes ont défilé ce jeudi matin dans les rues d’Hagondange, en soutien aux salariés de NovAsco, ex Ascométal.

Un an après sa reprise par le fonds britannique Greybull Capital, l’usine d’Hagondange vit une situation particulièrement délicate : quatrième reprise en dix ans, procédure de redressement judiciaire depuis le 11 août dernier, et gel des dettes pour tenter d’éviter la liquidation. Sur le site mosellan, près de 500 salariés sont directement concernés, tandis que le groupe NovAsco emploie au total 740 personnes, réparties sur quatre sites en France.

Ce jeudi matin, la mobilisation a rassemblé un large éventail de soutiens : syndicats, habitants, élus, locaux et même certains députés venus de Paris. Les rues d’Hagondange ont résonné au son des slogans et des pas déterminés. Ils étaient près de 700 à répondre à l’appel des syndicats pour cette « marche citoyenne ».

« Si nos emplois devaient disparaître, ce serait une catastrophe »

Sur le terrain, salariés et élus oscillent entre résignation et espoir. Beaucoup ne croient plus aux promesses après des années de reprises infructueuses. L’inquiétude se lit sur les visages de ces nombreux aciéristes. « Nos emplois, on y tient, et s’ils viennent à disparaître, ce serait une catastrophe. Pour nous, pour nos familles », relate Stéphane, salarié chez NovAsco depuis 15 ans.

Certains élus portent encore un message d’espoir, mais l’inquiétude elle, persiste. « Je suis dépitée, lorsque je vois tout ce savoir-faire qui s’en va. On ne voit pas de solution pérenne arriver. Alors oui, l’espoir est toujours là, mais on ne voit pas arriver de repreneurs potentiels vraiment intéressés », s’exprime la maire d’Hagondange, Valérie Romilly. « On demande des garanties solides, il n’est pas question que l’histoire se répète et qu’on se retrouve encore une fois dans cette situation. À l’heure actuelle, nous sommes très inquiets. Il y a très peu de marque d’intérêt, en tout cas sérieuse, et encore plus pour le site d’Hagondange », ajoute Yann Amadoro, secrétaire CGT du CSE de NovAsco.

Une échéance décisive

Cette marche intervient à un moment crucial : le 5 septembre marque la date limite fixée par le tribunal pour le dépôt d’éventuelles offres de reprise. Le 25 septembre, le tribunal de commerce de Strasbourg se prononcera sur l’avenir du groupe et le sort de ses 740 salariés.

Retrouvez toute l’actualité du territoire du lundi au vendredi à partir de 18 heures dans l’émission Moselle Info, et rendez-vous sur le site moselle.tv pour visionner nos reportages. 

Marie Vin
Marie Vin
Journaliste Reporter d'Images

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