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Fièvre et sang dans les urines : un hantavirus présent depuis 2005 dans le Grand Est

Une Française présente à bord du navire de croisière MV Hondius a été annoncée positive au hantavirus des Andes, lundi 11 mai 2026. Dans le Grand Est, s’il s’agit d’autres souches moins mortelles, les hantavirus sont loin d’être inconnus.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, neuf cas d’infection par un hantavirus ont été dénombrés – dont sept confirmés – chez les passagers du navire de croisière MV Hondius.

Une Française fait partie des contaminés à la souche de type Andes. Il s’agit de la seule souche, parmi les 38 connues, à pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre.

Si cette famille de virus – dont l’infection est généralement transmise par des rongeurs – vient de connaître une importante médiatisation, dans le Grand Est, les hantavirus sont loin d’être méconnus.

Le Grand Est, zone d’endémie d’une autre infection par hantavirus

Sur le navire Hondius, il s’agit du syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), qui a un taux de mortalité estimé à 40 %. Dans le Grand Est, c’est la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) que l’on retrouve.

Depuis 2005, le quart nord-est de la France hexagonale est considéré comme la zone d’endémie de cette infection – bien moins mortelle que la précédente – causée par l’hantavirus Puumala.

D’après le Centre national de référence (CNR) des hantavirus, intégré à l’Institut Pasteur de Paris, en Moselle, un cas confirmé d’infection par un hantavirus a été détecté en 2019, puis deux en 2021. C’est le département des Ardennes qui dénombre le plus de cas dans le Grand Est, avec cinq personnes infectées en 2018, 16 en 2019, quatre en 2020, 20 en 2021, une en 2022, puis 12 en 2023.

Les égoutiers et les forestiers principalement touchés

Toujours d’après l’Institut Pasteur, les rongeurs contaminent principalement les humains des départements du Nord, de l’Aisne, des Ardennes, de la Meuse et de la Moselle. Des territoires agricoles et forestiers qui facilitent le contact entre les rongeurs et les hommes.

« J’ai connu [les hantavirus] il y a vingt ans, à Nancy », contextualise Pierre-Louis Caraman, néphrologue à Thionville. Selon son expérience, cette « pathologie rare » concerne principalement les égoutiers et les forestiers. Il décrit les symptômes principaux comme « de la fièvre et des urines sanglantes dues à une atteinte rénale ».

L’ARS Grand Est suit la situation

Pour revenir au risque de transmission de la souche Andes, L’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est dit suivre attentivement l’évolution de la situation, s’en tenant aux consignes du ministère de la santé.

Si besoin est, en cas de cas contacts en Moselle, des protocoles seront suivis, avec notamment la mise en place par l’ARS du contact-tracing. Notamment utilisé lors de la pandémie de Covid-19, ce protocole vise à retracer la chaîne de contamination afin d’alerter les personnes concernées sur la marche à suivre.

Florent Arnold
Florent Arnoldhttp://www.moselle.tv
Journaliste Reporter d'Images

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